Une avancée majeure vient d’être annoncée dans l’une des plus sombres affaires non élucidées de l’Essonne. Une expertise graphologique récente aurait formellement identifié l’écriture de François Vérove, le tueur en série surnommé « le Grêlé », sur des chèques dérobés à la victime, Gilbert Gaudry.
Ce dernier avait été découvert en 1990, ligoté à un arbre et tué par balle. L’enquête, reprise par le pôle des cold cases de Nanterre, se concentre depuis sur Vérove, décédé par suicide dans le Gard en 2021. La nouvelle analyse d’écriture, comparée à une lettre d’aveux laissée par l’ancien gendarme, établit un lien tangible entre le suspect et les effets personnels de la victime, retrouvés chez des commerçants.
Cette découverte s’ajoute à une expertise balistique menée parallèlement. Celle-ci indiquerait une compatibilité entre l’arme ayant appartenu à François Vérove et le projectile mortel. L’accumulation de ces éléments techniques renforce considérablement l’hypothèse selon laquelle « le Grêlé » serait bien l’auteur de ce meurtre.
Les investigations du pôle de Nanterre se poursuivent au-delà de ce dossier. Les magistrats examinent désormais la possible implication du suspect dans d’autres crimes, dont une affaire de viol, afin de déterminer l’étendue réelle de ses agissements.
Avant de se donner la mort alors que les enquêteurs se rapprochaient de lui, François Vérove avait confessé dans une lettre être un « grand criminel », actif jusqu’à la fin des années 1990. C’est précisément ce document qui sert aujourd’hui de référence pour confronter l’homme à ses crimes présumés, apportant des réponses longtemps attendues aux familles des victimes.