Lors de sa visite au salon international Wine Paris ce lundi, le président français a été destinataire d’un présent aussi symbolique qu’inattendu. Un vigneron lui a remis une bouteille de rosé des Costières de Nîmes, arborant une étiquette stylisée ornée de lunettes de soleil et d’une cravate rouge, et marquée du slogan « FOR SURE ».
Ce cadeau, présenté avec humour comme un outil pour « relancer le rosé aux États-Unis », a été accueilli avec un sourire complice par le chef de l’État. « Ah génial, je vais vous aider alors », a-t-il répondu, saisissant l’occasion pour échanger brièvement sur les défis des exportations viticoles. Le producteur a insisté sur la nécessité de « se battre » pour ce secteur, un message qui a trouvé un écho particulier.
Cette visite intervient dans un contexte économique tendu pour la filière. Les vins et spiritueux européens font face à la perspective d’une hausse des droits de douane américains prévue pour 2025, une mesure qui préoccupe profondément les professionnels. À ces tensions commerciales s’ajoutent des défis structurels, comme l’évolution des modes de consommation et l’impact du changement climatique sur les récoltes.
Face à ces pressions, le président a défendu une stratégie offensive. Il a appelé à défendre le vin français comme un pilier de l’art de vivre et de la gastronomie nationale, tout en conquérant de nouveaux marchés à l’international. « Il faut bien exporter en Europe, le défendre à l’international quand il est attaqué, et aller conquérir de nouveaux marchés », a-t-il déclaré, citant notamment l’Inde, le Canada ou le Brésil comme terres d’expansion potentielles.
Le symbole de cette bataille économique s’est encore enrichi avec la réception d’un autre présent : un magnum de vin chinois. Cet objet a servi de support à un plaidoyer pour un patriotisme économique lucide, reconnaissant à la fois la montée en puissance de concurrents comme la Chine et l’excellence de voisins européens comme l’Italie.
Au-delà de l’anecdote, cette bouteille de rosé « FOR SURE » résume ainsi un engagement : celui de l’État à soutenir une filière emblématique, où les enjeux agricoles, économiques et d’influence culturelle sont inextricablement liés. La scène rappelle, si besoin était, que le vin reste un sujet éminemment politique.