L’acteur Barry Keoghan livre un témoignage poignant sur les conséquences dévastatrices des attaques en ligne ciblant son physique. L’interprète acclamé, récemment à l’affiche de « Peaky Blinders : l’Immortel », confie que cette vague de haine numérique a profondément ébranlé son équilibre et sa relation au monde.
Dans un récent entretien, l’artiste irlandais de 33 ans a décrit sans détour une réalité devenue « insoutenable ». « L’hostilité numérique a atteint un niveau critique », explique-t-il, évoquant le flot incessant de remarques négatives sur son apparence. Loin d’être de simples mots, ces commentaires ont un impact concret sur son quotidien, le poussant à se replier sur lui-même.
« Cela m’a enfermé dans une coquille. L’envie de participer à des événements publics, ou même simplement de franchir le pas de ma porte, s’est évanouie », partage-t-il. Une angoisse supplémentaire le hante : celle que son jeune fils, Brando, tombe un jour sur ces messages blessants.
Après des rôles marquants dans « Les Banshees d’Inisherin », « Saltburn » ou encore « Bird », Keoghan s’est imposé comme l’une des figures montantes d’Hollywood. Pourtant, cette exposition s’accompagne d’une face sombre qui commence à entamer sa passion. Il reconnaît que cette pression constante s’immisce dans son art, au point de susciter en lui une réticence à se montrer sur grand écran.
Pour se préserver, l’acteur a pris une décision radicale : il s’est éloigné des réseaux sociaux et évite désormais de consulter ce qui se dit sur lui. « Lorsque je le fais par accident, je ne tombe jamais sur de la bienveillance », constate-t-il, amer.
Malgré cette épreuve, sa carrière continue sur sa lancée. Le public pourra bientôt le découvrir dans l’un des projets les plus attendus de l’année : il incarnera le légendaire batteur Ringo Starr dans le biopic ambitieux consacré aux Beatles, réalisé par Sam Mendes. Un nouveau rôle de premier plan qui contraste avec l’isolement que lui impose la cruauté virtuelle.