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Le Président Macron plaide pour une reconnaissance mondiale des cafés français

par Lionel Feuerstein
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Le Président de la République, Emmanuel Macron, a lancé un plaidoyer en faveur de l’inscription des bistrots et cafés de France au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cette proposition, avancée lors de la cérémonie de la galette des Rois à l’Élysée, vise à célébrer ces établissements considérés comme des piliers de la vie sociale et des ambassadeurs du savoir-faire français.

« Nos cafés et nos bistrots sont des lieux de transmission, à l’avant-garde de nos traditions, où se vendent et se partagent nos produits emblématiques comme la baguette », a déclaré le chef de l’État. Il a annoncé son intention de porter ce « combat » devant l’organisation internationale, suivant ainsi la voie ouverte par l’inscription de la baguette de tradition française en 2022.

Cette initiative rejoint celle de l’Association des Bistrots et Cafés de France, qui milite depuis 2024 pour cette reconnaissance. L’association défend ces lieux comme des « passeurs du temps », des espaces de convivialité traversant les époques et reliant les générations.

Parallèlement, le Président a profité de cette occasion pour relancer le débat sur l’ouverture des commerces alimentaires, notamment des boulangeries, le 1er mai. Il a appelé à l’adoption d’une loi clarifiant le cadre juridique, afin de permettre aux artisans qui le souhaitent d’ouvrir leurs portes ce jour férié, sous réserve de l’accord et d’une rémunération majorée de leurs salariés.

« Nous devons sortir de l’ambiguïté et offrir une sécurité juridique aux commerçants. Personne ne souhaite une situation marquée par des contrôles et des contentieux », a-t-il insisté, souhaitant une adoption rapide du texte à l’Assemblée nationale avant la prochaine échéance du 1er mai.

Cette proposition législative fait écho à un vif débat ayant agité la profession l’année précédente, certains boulangers ayant été sanctionnés pour avoir fait travailler leur personnel ce jour chômé, alors qu’eux-mêmes étaient autorisés à exercer leur activité. Le Président a souligné la contradiction entre certaines positions de principe et les attentes pratiques d’une partie de la population, désireuse de pouvoir effectuer ses achats quotidiens même lors des jours fériés.

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