Cinq jours après l’incendie meurtrier qui a ravagé un établissement de nuit à Crans-Montana, en Suisse, dans la nuit du Nouvel An, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête dite « miroir ». Cette procédure, confiée à l’Office central pour la répression des violences aux personnes, vise à accompagner les familles des victimes françaises dans le cadre des investigations menées par les autorités helvétiques, qui conservent la compétence principale sur l’enquête pénale.
La procureure de la République de Paris a indiqué que cette démarche française avait pour objectif de soutenir les proches dans leurs démarches et de faciliter la collaboration judiciaire. Une assistance psychologique et juridique, coordonnée avec l’association France Victimes, est également mise en place pour les familles touchées par le drame.
Le bilan de la catastrophe s’élève à quarante morts et cent seize blessés. Parmi les victimes figurent neuf ressortissants français décédés, dont plusieurs jeunes mineurs, ainsi que vingt-trois blessés français, selon les derniers chiffres communiqués par le Quai d’Orsay. Les autorités suisses ont, de leur côté, engagé des poursuites pénales à l’encontre des deux gérants français de l’établissement.
Cette initiative judiciaire parallèle illustre la gravité de l’événement et la mobilisation des institutions françaises pour faire la lumière sur les circonstances de cette tragédie qui a endeuillé la communauté française en cette période de fêtes.