Dans un geste politique fort, le département du Loiret a annoncé son intention de retirer les viandes originaires d’Amérique du Sud des menus de ses collèges publics. Cette décision intervient dans un contexte national de vifs débats autour de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.
La collectivité, par la voix de son président Marc Gaudet, a officiellement demandé aux gestionnaires de la restauration scolaire de cesser leurs achats de produits carnés en provenance d’Amérique latine. Cette orientation, qui doit être entérinée par un vote fin janvier, concernerait les 68 établissements du secondaire du département, servant quotidiennement plus de 24 000 repas.
Les responsables départementaux justifient cette mesure par des préoccupations liées aux normes de production. Ils pointent du doigt les différences perçues entre les standards sanitaires et environnementaux européens et ceux appliqués par certains pays exportateurs du Mercosur, ainsi que par des considérations économiques pour les agriculteurs locaux.
Actuellement, la part d’approvisionnement local dans les cantines du Loiret est évaluée à un quart, un chiffre en deçà des objectifs légaux. L’adoption de cette mesure pourrait entraîner une légère hausse du coût des repas, actuellement fixé à 3,75 euros en moyenne. Le département indique être prêt à en assumer les conséquences financières à moyen terme.
Cette initiative du Loiret est présentée par ses promoteurs comme une pierre apportée à l’édifice d’une souveraineté alimentaire renforcée. Ils espèrent que cette démarche inspirera d’autres collectivités territoriales et institutions publiques dans leurs politiques d’achat.