accueil SportLe jour où les stades seront vides, il sera trop tard : les ultras parisiens en croisade pour les supporters marseillais

Le jour où les stades seront vides, il sera trop tard : les ultras parisiens en croisade pour les supporters marseillais

par Virginie Pironon
0 commentaires 1 vues

Le Collectif Ultras Paris (CUP) lance un appel pressant aux autorités. En cause : l’interdiction, prononcée par la préfecture de police, faite aux supporters de l’Olympique de Marseille de se rendre au Parc des Princes pour l’affiche du 8 février contre le Paris Saint-Germain. Une décision justifiée, selon l’administration, par les risques de troubles à l’ordre public, nourris par une rivalité historique et des incidents récurrents.

Dans un communiqué véhément, le collectif de supporters parisiens fustige une logique systématique de l’interdiction, en vigueur depuis les graves incidents de février 2018. La préfecture invoque, pour étayer sa position, une série d’événements conflictuels, dont des altercations lors de matches à Auxerre et Paris l’an dernier, ainsi que la récente victoire du PSG au Trophée des champions, susceptible, selon elle, d’attiser les tensions.

Face à ce constat sécuritaire, le CUP oppose une tout autre philosophie. Le groupe défend avec force le droit inaliénable de tout supporter à suivre son équipe, où qu’elle joue. Il en appelle à un changement de paradigme, prônant le dialogue, l’organisation et l’anticipation plutôt que la simple prohibition. Les ultras assurent leur pleine disponibilité pour travailler avec les instances du football et les forces de l’ordre afin de permettre un déplacement encadré et sécurisé des tifosi marseillais.

L’enjeu, pour eux, dépasse le simple cadre de ce classique. Il s’agit de préserver l’âme même du football, son ambiance et sa passion populaire. Leur avertissement est sans équivoque : une politique répressive qui viderait progressivement les stades de leur ferveur signerait à terme la mort de l’esprit du sport. Le CUP milite pour que ces rencontres au sommet redeviennent des fêtes du football, vibrantes et partagées, plutôt que des événements aseptisés par la peur. Le temps du dialogue, estiment-ils, est venu avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Vous aimerez peut-être aussi