Alors que le pays se réveille sous un ciel hivernal, plusieurs dossiers mobilisent l’attention ce jeudi, de la colère des campagnes aux vents violents en passant par une ambition géopolitique qui divise.
À Paris, le mécontentement du monde agricole se fait entendre. La Coordination rurale, un syndicat majeur, manifeste dans la capitale pour exprimer son opposition à l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Les agriculteurs dénoncent également la gestion gouvernementale d’une épizootie bovine. Le mouvement de protestation ne se limite pas à la capitale : en Gironde, l’accès à un dépôt de carburant stratégique est bloqué depuis la veille au soir par des engins agricoles. D’autres organisations, comme la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, ont privilégié des actions localisées en début de semaine, tandis que d’autres mobilisations sont prévues ce jour à l’initiative de divers syndicats.
Sur le front météorologique, la situation reste tendue. Après plusieurs jours de conditions hivernales difficiles, une nouvelle menace se précise. Alors que quelques départements alpins et du sud-est restent en vigilance orange pour neige et verglas, c’est désormais le vent qui inquiète. La tempête Goretti, accompagnée de fortes rafales, doit balayer une partie de l’ouest et du nord du pays. La Manche a été placée en vigilance rouge pour la nuit à venir, et près d’une trentaine de départements, dont ceux de la région parisienne, passeront en vigilance orange aux vents violents dans l’après-midi.
Outre-Atlantique, un projet du président américain suscite un scepticisme marqué dans son propre pays. L’idée de prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome danois, rencontre une forte opposition dans l’opinion publique américaine. Les différentes options évoquées, qu’il s’agisse d’une intervention militaire ou d’un achat, sont largement rejetées. Cette hostilité s’enracine principalement dans les préoccupations quotidiennes des citoyens, comme l’inflation et le pouvoir d’achat, qui prennent le pas sur les ambitions géostratégiques. Une position qui pourrait tempérer, du moins en partie, les inquiétudes de certains partenaires européens farouchement opposés à cette initiative.