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Le gouvernement relève le plafond des loups pouvant être abattus

par Lionel Feuerstein
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Face à une pression croissante du monde agricole et à la multiplication des attaques sur les troupeaux, l’exécutif a décidé de durcir sa politique de gestion du prédateur. Une augmentation de 10 % du nombre de loups pouvant être légalement éliminés a été annoncée, accompagnée d’une simplification des procédures autorisant les tirs.

Cette décision, justifiée par l’expansion géographique continue de l’espèce, intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre éleveurs et défenseurs de la biodiversité. Les autorités estiment que le cadre réglementaire actuel, jugé trop rigide, ne correspond plus à la réalité territoriale. L’objectif affiché est de permettre une intervention plus rapide et plus souple dans les zones où la prédation est la plus intense.

Le ministère de l’Agriculture a précisé que cette hausse du plafond se traduirait par la possibilité d’abattre 22 animaux supplémentaires sur une année. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de régulation, alors que la population lupine en France est officiellement évaluée à un peu plus d’un millier d’individus, un chiffre régulièrement contesté par les professionnels de l’élevage.

Ces derniers réclament depuis des années une révision à la hausse des quotas, arguant que les estimations officielles minimiseraient l’ampleur réelle des effectifs et que le taux de prélèvement autorisé est insuffisant pour protéger efficacement les troupeaux. La simplification administrative promise vise précisément à raccourcir les délais entre une attaque et l’obtention d’une autorisation de défense.

Cette annonce relance le débat, toujours passionné, sur la coexistence entre les activités pastorales et la présence du grand carnivore, dont le retour en France depuis les années 1990 reste un sujet de vives controverses.

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