La dernière soirée de la phase de ligue de la Ligue des champions a réservé un scénario d’une cruauté absolue pour les représentants français, scellant le destin européen de chacun dans des circonstances souvent dramatiques. Alors que le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco ont assuré leur ticket pour les tours préliminaires, l’Olympique de Marseille a vécu une élimination d’une rare violence, volée dans les toutes dernières secondes d’une soirée folle.
Tout semblait pourtant écrit pour les Phocéens. Avant leur déplacement à Bruges, leurs chances de qualification étaient considérées comme écrasantes. Mais l’équipe de Roberto de Zerbi a sombré dès les premières minutes, concédant deux buts rapides avant de s’incliner finalement sur le score sans appel de 3-0. Malgré cette déroute, un concours de circonstances unique dans les autres rencontres maintenait l’OM, à la fin de son match, dans la précieuse 24e place qualificative.
Le verdict définitif est cependant venu de Lisbonne, où se jouait le dernier match de la nuit. Dans un ultime coup de théâtre, Anatoliy Trubin, le gardien de but du Benfica, est monté à l’assaut d’un corner dans le temps additionnel et a trouvé la lucarne, offrant à son club une victoire 4-2 face au Real Madrid. Ce but, inscrit littéralement à la dernière seconde, a propulsé le club portugais en barrages et a, par ricochet, évincé l’Olympique de Marseille de la compétition. Une fin de rêve pour les Lisboètes, un cauchemar pour Marseille, éliminé par l’exploit improbable d’un gardien adverse.
De son côté, le Paris Saint-Germain a connu une soirée en demi-teinte au Parc des Princes. Menant rapidement face à Newcastle grâce à Vitinha, les Parisiens se sont vus rattraper juste avant la pause. Une seconde période terne, marquée par une inquiétante blessure de Khvicha Kvaratskhelia, les a vus glisser au classement. Ils terminent à la 11e place et devront donc, pour la deuxième année de suite, passer par le barrage. Leur adversaire sera soit le club azerbaïdjanais de Qarabag, soit l’AS Monaco, ouvrant la possibilité d’un choc 100% français.
Contrairement à ses compatriotes, l’AS Monaco a vécu une soirée relativement sereine. En concédant un match nul et vierge (0-0) face à la Juventus Turin, le club de la Principauté n’a jamais été mis en danger réel et a assuré sa qualification sans trembler, terminant à une confortable 21e place. L’équipe de Sébastien Pocognoli a montré un visage plus solide, préservant son but inviolé et attendant désormais de connaître son adversaire pour les barrages.
Cette dernière journée aura donc été un mélange de soulagement pour certains et d’amertume profonde pour d’autres, avec une page d’histoire écrite par un gardien devenu, le temps d’une frappe, le bourreau de tout un club.