L’ancien premier magistrat de Saint-Étienne a franchi les portes d’un établissement pénitentiaire ce mercredi, suite à une condamnation définitive dans une affaire de chantage. Sur les réseaux sociaux, l’intéressé a qualifié cette décision de « terrible injustice », affirmant respecter l’institution judiciaire tout en maintenant son recours.
La cour d’appel devra réexaminer une condamnation prononcée en décembre dernier, qui incluait une peine d’emprisonnement ferme et une interdiction d’exercer tout mandat électif. Cette mesure d’exécution provisoire, appliquée avant l’issue de l’appel, n’est pas inédite dans le paysage politique français.
L’affaire trouve son origine dans une sombre machination. Selon les juges, un piège aurait été tendu pour filmer à son insu un collaborateur proche du maire dans une situation intime. La séquence aurait ensuite été utilisée pour faire pression sur l’élu. Le financement de cette opération aurait impliqué des deniers publics.
Plusieurs autres personnes impliquées dans ce dossier ont également été condamnées à des peines de prison. La majorité d’entre elles ont, comme l’ancien maire, fait appel de ces décisions. Une seule des condamnations est devenue définitive, l’intéressé ayant renoncé à se pourvoir.
Le procès en appel déterminera si les faits retenus et les peines prononcées seront confirmés ou amendés. En attendant cette nouvelle étape judiciaire, l’ancien président de la métropole stéphanoise purge désormais sa détention.