Un coup de tonnerre en fin de prolongation a scellé le destin d’un huitième de finale haletant. Mardi à Rabat, l’Algérie s’est arrachée de justesse face à une République Démocratique du Congo tenace, grâce à une réalisation magistrale d’Adil Boulbina à la 118e minute (1-0). Une victoire âprement disputée qui envoie les Fennecs en quarts de finale contre le Nigéria, impressionnant vainqueur du Mozambique.
La rencontre, longtemps stérile, n’a véritablement pris feu qu’en fin de temps réglementaire. Les Congolais, bien organisés, avaient jusqu’alors neutralisé les velléités offensives algériennes, portées notamment par le portier Lionel Mpasi, héroïque à plusieurs reprises. L’équipe du sélectionneur Djamel Belmadi a dû puiser profondément dans ses ressources, trouvant finalement la faille sur une action collective conclue par une frappe foudroyante de Boulbina, entré en jeu peu avant.
De l’autre côté du tableau, le tenant du titre a, quant à lui, procédé avec une netteté implacable. À Marrakech, la Côte d’Ivoire a dominé le Burkina Faso sans contestation (3-0). Les Éléphants ont rapidement pris les commandes de la rencontre et n’ont jamais relâché leur emprise, construisant leur succès sur une efficacité redoutable. Cette démonstration de force leur vaut un rendez-vous périlleux en quart de finale contre l’Égypte.
Le tournoi entre ainsi dans sa phase décisive, avec des affiches prometteuses. L’Algérie, galvanisée par sa qualification arrachée in extremis, devra retrouver de l’aisance offensive pour espérer franchir l’obstacle nigérian. La Côte d’Ivoire, de son côté, semble avoir trouvé son rythme de croisière et affiche des ambitions claires de conservation de son trophée. La suite des événements s’annonce palpitante.