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L’absence des bovins plombe l’affluence au Salon de l’Agriculture

par Lionel Feuerstein
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L’édition 2026 du Salon International de l’Agriculture, qui se tient actuellement à Paris, connaît un démarrage difficile. Les organisateurs font état d’une baisse significative de la fréquentation, estimée à environ un quart sur les premiers jours, une situation largement imputée à l’absence des célèbres bovins, traditionnelles stars de l’événement.

« Le public vient chercher l’emblème vivant de notre agriculture, et cette année, il manque à l’appel », a reconnu la direction, soulignant l’attachement historique des visiteurs à la filière bovine. Cette absence, couplée à un calendrier coïncidant avec les vacances scolaires de toutes les zones pour la première fois depuis huit ans, a visiblement altéré la dynamique habituelle du salon.

Dans les allées du parc des expositions, l’ambiance est contrastée. De nombreux exposants et visiteurs constatent une affluence clairement inférieure aux années précédentes, particulièrement notable lors du traditionnel week-end d’ouverture. Certains professionnels se montrent très inquiets. « La balance est négative. Les coûts d’installation et d’hébergement sont loin d’être couverts par le chiffre d’affaires réalisé ici », témoigne un artisan, comparant ses résultats à ceux d’un simple marché local.

Les organisateurs, quant à eux, tentent de nuancer le tableau. Ils mettent en avant un « confort de visite amélioré » permettant des achats dans de meilleures conditions, et affirment que les retours des exposants sont partagés, certains rapportant un niveau d’activité comparable à l’an dernier. Des actions sont également engagées pour soutenir la visibilité des stands les plus touchés.

Malgré ce début en demi-teinte, les responsables gardent espoir pour la suite de la semaine. Ils notent un léger rebond d’activité en milieu de semaine et appellent le public à venir soutenir l’ensemble de la profession agricole en se rendant sur place. Le défi pour cette édition singulière reste de démontrer que l’attrait du salon va au-delà de la seule présence des animaux de concours.

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