La cour d’appel de Paris a rejeté ce jeudi la demande de report du procès en appel formulée par Louis Aliot. Le maire RN de Perpignan, condamné en première instance dans l’affaire des assistants européens, souhaitait que son audition soit renvoyée après les élections municipales de mars 2026, arguant de l’impossibilité de mener sa campagne électorale tout en se présentant devant la justice.
Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet, qui avait qualifié cette requête de dépourvue de fondement juridique et contraire au bon fonctionnement de la justice. L’audience d’appel du maire se tiendra donc conformément au calendrier initial.
Louis Aliot avait été condamné le 31 mars dernier à dix-huit mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, et à une peine d’inéligibilité de trois ans. Grâce à son mandat en cours, il avait évité une application immédiate de la sentence, qui l’aurait contraint à démissionner de sa fonction.
L’enjeu de la procédure d’appel est désormais crucial pour l’édile. Si la cour confirme la condamnation et ordonne son exécution provisoire, il sera dans l’obligation de quitter son poste de maire et ne pourra se représenter aux prochaines échéances municipales. Un pourvoi en cassation ne permettrait pas, en effet, de suspendre cet effet.