Les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, rendus publics ce mardi, confirment une tendance préoccupante. L’année 2025 a été marquée par une hausse de 5% des infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux enregistrées par les forces de l’ordre, portant le total à plus de 9 700 cas.
Si cette augmentation annuelle apparaît moins prononcée que la moyenne observée sur la dernière décennie, elle s’inscrit dans un contexte de persistance des tensions. Les données révèlent que la moitié de ces infractions sont constituées d’injures publiques. Les atteintes physiques, incluant trois homicides et trois tentatives, ainsi que les dégradations de biens, restent quant à elles minoritaires, représentant chacune environ 6% du total.
Le profil des victimes est majoritairement masculin (59%) et concerne principalement la tranche d’âge des 25-54 ans. La capitale se distingue par un taux d’infractions enregistrées plus de trois fois supérieur à la moyenne nationale. À l’inverse, certains départements ruraux affichent les chiffres les plus bas.
Une nuance apparaît dans le bilan : le nombre de contraventions pour des faits commis en privé, comme les injures, a légèrement reculé de 6% sur la même période.
Les autorités rappellent que ces statistiques reflètent non seulement la réalité des actes commis, mais aussi une évolution dans la volonté des victimes de porter plainte et dans le traitement de ces dossiers par les services. Ces chiffres continuent d’alimenter les réflexions sur les moyens de lutter contre la haine et les préjugés au sein de la société.