L’instance dirigeante du football mondial a pris une décision historique jeudi en rendant obligatoire la présence d’entraîneures dans les staffs techniques de ses principales compétitions féminines. Cette mesure, annoncée à l’issue d’une réunion du comité exécutif à Zurich, vise explicitement à renforcer l’égalité des genres dans le sport.
Désormais, pour participer aux tournois organisés par la Fifa, dont la Coupe du monde féminine et la future Coupe du monde des clubs féminine, chaque sélection devra compter parmi son encadrement technique au moins une entraîneure principale ou une entraîneure adjointe de sexe féminin. L’obligation s’étendra également à un membre du personnel médical et à deux officiels présents sur le banc de touche.
Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur dès cette année avec les prochaines éditions des Coupes du monde des moins de 17 ans et des moins de 20 ans. Elle intervient dans un contexte où la parité au plus haut niveau technique reste limitée : lors du dernier Mondial 2023, seulement douze des trente-deux équipes en lice étaient dirigées par une femme, un chiffre identique à celui de l’édition 2019.
Le calendrier des futures compétitions se précise également. Le Brésil accueillera le prochain tournoi mondial en 2027, tandis que les candidatures pour les éditions 2031 et 2035, portées respectivement par un consortium nord-américain et le Royaume-Uni, seront officialisées avant la fin de l’année. Parallèlement, la première Coupe du monde des clubs féminins est programmée pour janvier 2028, bien que le pays hôte n’ait pas encore été désigné.
Cette initiative réglementaire marque une étape significative dans la volonté affichée par la fédération internationale de structurer et de professionnaliser le football féminin à tous les niveaux de son organisation.