L’institution Notre-Dame de Bétharram, un établissement privé catholique, cessera définitivement ses activités à la fin de l’année scolaire en cours. Cette décision intervient après la révélation d’un système de violences physiques, psychologiques et sexuelles qui a sévi pendant plus de vingt ans au sein de l’école.
La direction de l’enseignement catholique a acté cette fermeture, la jugeant inéluctable. Le nom même de Bétharram, désormais associé à l’un des plus graves scandales de pédocriminalité dans le milieu scolaire français, est devenu intenable pour la réputation de l’ensemble du réseau.
La mesure doit encore recevoir l’aval des autorités religieuses à Rome, la congrégation des Pères de Bétharram relevant directement du Vatican.
La pression judiciaire et médiatique a été déterminante. Plus de deux cents plaintes ont été recensées à ce jour, dont dix-sept nouvelles dépositions récentes. Les témoignages des anciens élèves décrivent un climat de terreur et des sévices d’une extrême brutalité : passages à tabac par des membres du personnel, humiliations infligées à de jeunes enfants, pratiques relevant de la torture.
L’onde de choc de ce scandale a également atteint les plus hautes sphères politiques au début de l’année 2025, conduisant à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Des élus de tous bords avaient alors cherché à comprendre comment ces agissements avaient pu perdurer aussi longtemps malgré des alertes présumées.
La fermeture de Bétharram marque la fin douloureuse d’un chapitre sombre, mais ne représente qu’une première étape dans un long processus de vérité et de justice pour les victimes.