accueil SociétéLa Bretagne, terre d’accueil : un tiers de sa population est né hors de ses frontières

La Bretagne, terre d’accueil : un tiers de sa population est né hors de ses frontières

par Lionel Feuerstein
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La Bretagne affiche un visage démographique en pleine mutation. Loin des clichés d’une région refermée sur elle-même, les chiffres révèlent une attractivité croissante. Une étude récente met en lumière un fait marquant : un Breton sur trois est aujourd’hui né en dehors des quatre départements historiques de la péninsule.

Cette proportion de nouveaux arrivants, évaluée à environ 1,1 million de personnes, illustre une transformation profonde. En l’espace de quelques décennies, le paysage humain s’est considérablement diversifié. Alors que la grande majorité des résidents étaient autochtones dans les années soixante, cette part ne cesse de diminuer.

Sans surprise, c’est l’Île-de-France qui contribue le plus à ce renouvellement. Près d’un quart des habitants installés en Bretagne sont originaires de la région capitale. Cette tendance s’explique par un double phénomène : l’importance démographique de la zone parisienne et l’attrait indéniable de la Bretagne. Qualité de vie, opportunités professionnelles et retour aux sources pour fonder une famille sont autant de moteurs pour ces migrations. Cette population est d’ailleurs caractérisée par une surreprésentation des cadres.

Les régions limitrophes, comme les Pays de la Loire et la Normandie, fournissent également un contingent important de nouveaux résidents. Mais le brassage dépasse les frontières hexagonales. Si la Bretagne compte traditionnellement peu d’immigrés au sens administratif, les données indiquent que 17% de ses habitants ont vu le jour à l’étranger. Parmi eux, on trouve des Français nés hors de France, des naturalisés et des ressortissants étrangers.

Le profil socio-économique de ces populations diffère. Alors que les arrivants d’Île-de-France sont souvent propriétaires, les personnes nées à l’étranger sont plus fréquemment locataires de logements sociaux et occupent davantage des emplois d’ouvriers.

Cette dynamique migratoire compense en partie le ralentissement de la natalité locale et dessine une Bretagne nouvelle, ouverte et composite, où l’identité se construit désormais aussi par l’apport de ceux qui ont choisi d’y poser leurs valises.

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