accueil Faits divers« Ganito » : fin de cavale pour l’évadé de Villepinte, arrêté dans une résidence de vacances

« Ganito » : fin de cavale pour l’évadé de Villepinte, arrêté dans une résidence de vacances

par Sylvain Tronchet
0 commentaires 2 vues

L’évasion spectaculaire n’aura duré que deux semaines. Ilyas Kherbouch, détenu plus connu sous le surnom de « Ganito », a été interpellé ce vendredi soir dans les Pyrénées-Orientales, mettant fin à une cavale démarrée dans des conditions rocambolesques à la prison de Villepinte.

L’individu, qui venait de fêter ses 21 ans, a été localisé et appréhendé sans violence par des unités spécialisées au sein du Malibu Village, une résidence touristique de Canet-en-Roussillon. Il aurait séjourné sur place depuis jeudi, dans un logement réservé via une plateforme en ligne.

Selon des informations concordantes, le fugitif n’était pas seul. Une femme l’accompagnait, identifiée comme son ancienne surveillante pénitentiaire à Villepinte, radiée du corps quelques mois plus tôt pour des faits présumés de trafic. Tous deux ont été placés en retenue judiciaire à Perpignan et doivent être présentés à un magistrat.

L’évasion, survenue le 7 mars dernier, avait défrayé la chronique. Trois complices déguisés en policiers, munis de faux documents officiels portant le sceau d’un tribunal, s’étaient présentés à la maison d’arrêt pour exfiltrer le détenu sous un prétexte de garde à vue. L’opération, minutieusement préparée, avait duré moins d’une demi-heure.

La traque menée par la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) a finalement porté ses fruits. Alertées, les brigades de recherche et d’intervention de Montpellier et de Perpignan ont encerclé le lieu d’habitation avant de procéder à l’arrestation vers 21 heures.

Le casier judiciaire du jeune homme est particulièrement lourd. Incarcéré initialement pour une série de vols aggravés, il purgeait notamment une peine de sept ans pour sa participation à la séquestration et au cambriolage d’un chef étoilé parisien. Il était également mis en examen dans l’affaire du home-jacking visant l’ancien gardien du PSG Gianluigi Donnarumma. Sa libération n’était théoriquement pas prévue avant 2035.

L’enquête sur l’évasion elle-même se poursuit. Deux suspects, dont un mineur, ont déjà été mis en examen pour une série de chefs d’accusation incluant faux en écriture publique, corruption et association de malfaiteurs. Les autorités judiciaires soulignent le caractère « très bien fait » des documents utilisés pour tromper l’administration pénitentiaire.

La présidente de la cour d’appel de Paris, qui avait récemment confirmé une condamnation à six ans de prison ferme à son encontre, avait déploré son choix de prendre la fuite, malgré les efforts consentis par l’institution judiciaire à son égard. Le mandat d’arrêt délivré à cette occasion a donc pu être exécuté.

Vous aimerez peut-être aussi