Une opération judiciaire d’envergure a conduit, ce lundi, à la mise en garde à vue de dix individus. Cette vague d’interpellations, confirmée par le parquet spécialisé, intervient quatre mois après la mort violente de Mehdi Kessaci, survenue dans le centre de Marseille.
Le jeune homme de vingt ans a été abattu par balles en novembre dernier. Les investigations ont rapidement établi la piste d’un meurtre commis par un commando, les auteurs présumés ayant pris la fuite sur une motocyclette retrouvée calcinée peu après les faits. La justice privilégie l’hypothèse d’un assassinat à caractère d’avertissement, lié aux activités criminelles.
L’opération de police menée ce matin ciblait spécifiquement les réseaux de la DZ Mafia et de ses affiliés. Les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir participé à la logistique du meurtre, en fournissant une aide matérielle ou en contribuant à la dissimulation d’éléments de preuve.
Le dossier présente une dimension familiale particulièrement sensible. Mehdi Kessaci était le frère d’Amine Kessaci, une figure connue de la lutte anti-blanchiment et récemment élu au conseil municipal. Les enquêteurs avaient antérieurement identifié des menaces pesant sur ce dernier, au point qu’une procédure pour “association de malfaiteurs en vue de commettre un crime” avait été ouverte et qu’il a dû quitter la région sous protection.
Les charges retenues contre les individus placés en garde à vue sont lourdes, incluant “assassinat en bande organisée”. Cette affaire, qui résonne comme un écho tragique à un drame similaire touchant la même famille cinq ans plus tôt, met en lumière les tensions persistantes liées au crime organisé dans la cité phocéenne.