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Deux Britanniques expulsés après une intervention controversée sur les plages du Nord

par Lionel Feuerstein
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Deux ressortissants britanniques, arrêtés ce dimanche dans le Nord de la France, ont été libérés des poursuites judiciaires mais se voient contraints de quitter le territoire national. Les autorités françaises ont en effet prononcé à leur encontre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), invoquant une menace à l’ordre public.

Les faits remontent à dimanche soir, sur une plage des environs de Calais, lieu de départ connu de nombreuses traversées clandestines. Les deux hommes, âgés de 35 et 53 ans, ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils réalisaient des vidéos en direct. Ils étaient soupçonnés de participer à une mobilisation interdite, s’inscrivant dans le cadre d’une opération antimigrants nommée « Overlord », prônée par certaines franges d’activistes outre-Manche.

Initialement placés en garde à vue pour des chefs de provocation à la haine et participation à un groupement en vue de préparer des violences, ils ont finalement été remis en liberté ce mardi. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a indiqué que les éléments audiovisuels exploités ne permettaient pas de caractériser les infractions reprochées, les intéressés contestant par ailleurs toute appartenance à un mouvement appelant à la violence.

Cependant, la préfecture du Pas-de-Calais a immédiatement pris un arrêté d’expulsion. Considérant leurs agissements comme une menace pour l’ordre public, les deux individus ont été placés en centre de rétention administrative en attendant leur reconduite à la frontière vers le Royaume-Uni dans les prochains jours.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions récurrentes sur le littoral de la Manche. Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais avaient préventivement interdit tout rassemblement lié à l’opération « Overlord », dénonçant une idéologie xénophobe et des risques avérés de troubles publics. Début janvier, dix autres militants britanniques d’extrême droite s’étaient déjà vu notifier une interdiction du territoire français pour des actions similaires présumées.

Les déclarations enregistrées lors de leurs vidéos, où l’un des protagonistes affirmait vouloir endommager les embarcations de migrants, ont suscité l’inquiétude des autorités, bien que le lien direct avec les personnes interpellées n’ait pas été formellement établi dans le cadre de l’enquête pénale. Cette mesure d’expulsion administrative souligne la fermeté des autorités françaises face à des interventions perçues comme des provocations susceptibles d’envenimer une situation déjà complexe.

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