Le président du parti UDR, allié du Rassemblement national, a provoqué une vive controverse ce mercredi. Interrogé sur les récents événements de Minneapolis, où deux personnes ont perdu la vie lors d’une intervention des services de l’immigration américains, Éric Ciotti a qualifié ces faits de « regrettables », avant d’opérer un rapprochement surprenant avec la situation en Iran.
Sur le plateau de BFMTV, l’élu a en effet exprimé son étonnement face à l’attention médiatique portée à cette affaire, lui préférant une focalisation sur les « 30 000 morts en Iran ». Il a par ailleurs salué la politique migratoire du président américain Donald Trump, estimant que ce dernier agissait dans le cadre du mandat confié par les électeurs.
Cette tentative de mise en perspective, perçue comme une relativisation des événements survenus aux États-Unis, n’a pas manqué de susciter des critiques. Les observateurs y voient l’expression d’un malaise au sein d’une frange de la droite radicale française, historiquement admirative de l’ancien locataire de la Maison Blanche, lorsqu’il s’agit de condamner clairement ses méthodes.
Cette posture n’est pas isolée. Quelques jours plus tôt, Marion Maréchal Le Pen avait évoqué à propos des victimes de Minneapolis de simples « accidents malheureux », imputables à l’intervention de « militants d’extrême gauche ». Un discours qui fait écho à la version défendue par l’administration Trump.
De son côté, Éric Zemmour, président de Reconquête, s’est quant à lui abstenu de tout commentaire substantiel, évoquant une « bataille politique » et invoquant le principe de la légitime défense pour les forces de l’ordre.
Alors que les faits sont désormais mieux établis, ces prises de position continuent d’alimenter le débat sur le rapport ambigu qu’entretiennent certains courants politiques français avec les dérives autoritaires à l’étranger.