Alors que des difficultés d’approvisionnement touchent certaines pompes, le gouvernement français se veut fermement rassurant. La ministre déléguée à l’Énergie a exclu tout risque de rupture généralisée, invoquant la solidité des réserves stratégiques nationales.
Lors d’une intervention télévisée, la ministre a reconnu que près d’une station-service sur dix connaissait actuellement des problèmes, allant de la pénurie complète à des restrictions partielles. Ces tensions se concentrent principalement sur le réseau TotalEnergies.
L’origine de ces difficultés est attribuée à une mesure commerciale du groupe pétrolier : le plafonnement du prix de ses carburants. Cette initiative, qui maintient l’essence en dessous de deux euros le litre, a provoqué un afflux massif d’automobilistes dans ses stations, engendrant des ruptures de stock localisées. L’entreprise a annoncé la prolongation de cette opération tarifaire jusqu’à la fin de la semaine.
Du côté des professionnels, on relaie le même message de calme. Le président d’un syndicat représentant des milliers de stations-service a insisté sur l’absence de pénurie à l’échelle du pays. Il a rappelé qu’un phénomène similaire s’était produit lors de la précédente flambée des prix, liée au conflit en Ukraine.
La situation actuelle s’inscrit en effet dans un contexte de prix records à la pompe. Le gazole a récemment atteint son plus haut niveau en près de quarante ans. Cette nouvelle poussée des cours est largement alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui perturbent les flux d’hydrocarbures et pèsent sur le marché mondial.
Ainsi, si des files d’attente et des pompes à sec peuvent être observées ponctuellement, les autorités et les professionnels assurent que la distribution de carburant reste globalement assurée, misant sur les stocks et un rééquilibrage de la demande entre les différentes enseignes.