Une opération d’évacuation a été menée aux premières heures de ce vendredi dans la zone du Virval, au sud de Calais. Près de 300 personnes migrantes, qui vivaient dans des conditions précaires au sein du plus grand camp de la ville, ont été conduites hors des lieux.
L’action, initiée vers six heures trente du matin, a ciblé un site composé de tentes et d’abris de fortune construits avec des palettes et des planches de bois. Selon les autorités préfectorales, l’objectif était de démanteler un point de regroupement identifié comme un lieu d’activité pour les réseaux de passeurs. « Agir sur ces zones est essentiel pour prévenir les traversées clandestines et les drames humains qui en découlent », a déclaré le représentant de l’État dans le département.
Sur les quelque 280 individus concernés, la majorité a été orientée vers des centres d’hébergement répartis sur le territoire. Une vingtaine d’autres ont été retenus le temps de vérifier la régularité de leur situation administrative. Certains occupants auraient par ailleurs quitté les lieux de leur propre initiative avant ou pendant l’intervention. Les services de l’État affirment que cette opération a permis de réduire de moitié la taille de ce campement et assurent que les effets personnels des personnes évacuées leur seront restitués.
Des associations présentes sur le terrain soulignent que ce site avait récemment vu affluer de nouveaux arrivants, souvent contraints de quitter d’autres lieux de vie informels dans l’agglomération calaisienne. Cette évacuation s’inscrit dans une série d’actions récurrentes visant à démanteler les campements qui se reforment périodiquement dans cette région, porte d’entrée vers le Royaume-Uni.