L’épouse du président français a de nouveau présenté ses excuses ce dimanche, cherchant à apaiser la controverse née de ses propos à l’encontre de militantes féministes. L’incident remonte à début décembre, en marge d’un spectacle de l’humoriste Ary Abittan.
À l’occasion du lancement de l’opération caritative des Pièces Jaunes, Brigitte Macron a déclaré être « absolument désolée » d’avoir pu blesser. « Je ne suis pas une femme toujours mesurée. Je suis une femme qui peut s’enflammer », a-t-elle reconnu devant les caméras.
La polémique avait éclaté après qu’elle eut traité de « sales connes » des militantes du collectif NousToutes. Ces dernières avaient interrompu une représentation d’Abittan, un humoriste précédemment mis en cause dans une affaire de viol ayant abouti à un non-lieu. Ses mots avaient provoqué une vive réaction au sein des mouvements féministes, de la classe politique de gauche et du milieu culturel, où plusieurs figures, dont des actrices renommées, avaient exprimé leur solidarité avec les victimes de violences sexuelles.
« Je regrette profondément que mes termes aient pu heurter ou agresser », a-t-elle ajouté, concédant que son choix lexical « n’était certainement pas approprié ».
Déjà mi-décembre, dans un entretien accordé à un média en ligne, elle avait exprimé ses regrets envers les femmes victimes qui auraient pu être touchées, tout en maintenant qu’elle ne regrettait pas le fond de sa pensée.
« Par moments, j’oublie que je suis l’épouse du président, et je ne devrais pas. Mais je ne joue pas ce rôle en permanence. Il arrive que ma nature reprenne le dessus, et je ne suis pas une personne toujours contrôlée », a-t-elle expliqué pour justifier son emportement.
Cette nouvelle tentative d’apaisement intervient dans un contexte où ses propos continuent de susciter des discussions sur le ton et le positionnement des personnalités publiques face aux mobilisations sociales.