La tension est repartie à la hausse ce vendredi dans le département de l’Ariège, où les agriculteurs ont décidé de reprendre la rue. Leur colère, attisée par l’annonce d’un nouveau foyer de maladie animale, se traduit par des actions coup de poing qui perturbent significativement la circulation.
Un cas de dermatose nodulaire contagieuse, une maladie virale affectant le bétail, a été confirmé sur une exploitation de Léran, dans l’est du département. Cette détection entraîne l’abattage préventif de 113 bovins, une décision administrative qui a mis le feu aux poudres. Pour les éleveurs, déjà sous pression, cette mesure est vécue comme un coup de trop.
Les premiers effets de leur mobilisation se font sentir sur le réseau routier. Des rassemblements ont lieu à Mirepoix, tandis que des déchets agricoles, notamment des gravats, ont été déversés devant les portes de la préfecture à Foix et des sous-préfectures de Pamiers et Saint-Girons. Ces actions ont conduit à des restrictions de circulation.
La situation est particulièrement tendue à Foix, où la RN20 reste bloquée au niveau du tunnel, selon les informations communiquées par les services de l’État. La préfecture a mis en place plusieurs itinéraires de déviation autour des villes de Mirepoix, Pamiers et Foix pour tenter de fluidifier le trafic et assurer la sécurité.
Les autorités appellent à la plus grande prudence. Il est fortement conseillé aux automobilistes de reporter leurs déplacements non essentiels dans le secteur, d’anticiper leurs trajets et de réduire leur vitesse à l’approche des zones concernées par les manifestations. Des équipes sont déjà sur le terrain pour procéder au nettoyage des voies publiques obstruées.
Ce nouveau mouvement de protestation souligne la profonde exaspération d’une profession qui se sent mise en difficulté par des crises sanitaires à répétition et réclame un soutien plus concret des pouvoirs publics.