Des rassemblements sont prévus ce samedi dans plusieurs grandes villes françaises, à l’appel du syndicat Alliance. L’objectif est d’alerter l’opinion publique sur ce que les organisateurs décrivent comme une situation de détérioration grave des conditions d’exercice de la police nationale.
À l’origine de cette initiative qualifiée de « citoyenne », le syndicat policier majoritaire estime que la profession manque cruellement de moyens pour fonctionner correctement. Il invite la population à se joindre aux cortèges pour exprimer un soutien concret et dénoncer l’inaction perçue des pouvoirs publics face à une insécurité jugée grandissante.
« La situation a atteint un point critique. Nos forces de l’ordre ne peuvent plus accomplir leur mission dans des conditions acceptables. Si rien ne change, nous risquons d’être submergés », a déclaré le secrétaire général d’Alliance, Fabien Vanhemelryck. Il insiste sur le caractère non professionnel de la manifestation, tout en reconnaissant que de nombreux policiers, directement affectés par des « conditions de travail plus que déplorables et des locaux insalubres », y participeront.
Les rassemblements sont organisés dans une vingtaine de villes, dont Lille, Nantes, Marseille, Nice, Bordeaux et en outre-mer. À Paris, le départ est prévu à 11 heures de la place de la Bastille pour un trajet vers la place de la Nation.
Interpellé pour rejoindre la mobilisation, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré qu’il n’y participerait pas, invoquant son devoir de neutralité dans le contexte des élections syndicales. Il a toutefois affirmé sur les ondes que le mouvement des policiers bénéficiait de « tout son soutien et toute sa compréhension ».