accueil PolitiqueAbsence de la gauche radicale : le dialogue budgétaire s’annonce périlleux pour le gouvernement

Absence de la gauche radicale : le dialogue budgétaire s’annonce périlleux pour le gouvernement

par Fabien Jannic-Cherbonnel
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La recherche d’un compromis budgétaire pour 2026 s’annonce complexe, alors que plusieurs formations de gauche ont choisi de bouder une concertation organisée par le ministère de l’Économie. Seul le Parti socialiste a répondu présent à cette invitation, laissant les représentants du gouvernement face à un front du refus qui assombrit les perspectives d’accord.

Les groupes communistes et écologistes ont en effet décliné la convocation, exprimant par ce geste leur profonde opposition au projet de loi de finances. Les Verts ont dénoncé un texte au « bilan désastreux » pour les services publics et la transition écologique, affirmant que le débat légitime devait se tenir au Parlement et non dans les bureaux de Bercy. Une position partagée par les députés communistes, qui refusent de légitimer ce qu’ils qualifient de « marchandage » avec l’exécutif.

Cette double défection a été saluée par Jean-Luc Mélenchon, qui y voit un signe de fermeté. Dans l’entourage de la France insoumise, on estime que la gauche n’a pas à participer à une « grande coalition » implicite avec la majorité présidentielle et la droite.

Le gouvernement, lui, poursuit ses consultations en vue de débloquer les principaux points de crispation identifiés après l’échec de la commission mixte paritaire. L’objectif officiel reste de « construire des compromis » pour doter le pays d’un budget et éviter de recourir durablement à la procédure des lois de finances rectificatives.

Mais les désaccords sont profonds. Les sujets épineux – barème de l’impôt sur le revenu, fiscalité des holdings, imposition des sociétés – restent en suspens. La recherche d’un équilibre entre les positions du Parti socialiste et celles des Républicains semble particulièrement ardue, d’autant que les socialistes ont indiqué qu’ils ne voteraient pas le texte en l’état.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’un recours à l’article 49.3 de la Constitution, permettant l’adoption sans vote, n’est pas exclue. Les prochains jours, jusqu’à l’examen final prévu autour du 19 janvier, s’annoncent tendus et décisifs pour l’adoption de ce budget.

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