À quelques semaines de la Coupe du Monde 2026, l’équipe de France de football effectue un stage de préparation aux États-Unis. Le premier arrêt a lieu à Boston, où les Bleus affronteront le Brésil en match amical ce jeudi. Pourtant, dans les rues de la ville, l’événement passe presque inaperçu.
L’ambiance est loin de l’effervescence habituellement associée à un tel événement. Seule une horloge digitale, installée près du Quincy Market et affichant le compte à rebours officiel de la FIFA, rappelle l’imminence de la compétition planétaire. Pour les habitants, d’autres priorités occupent le devant de la scène. “Avec le marathon de Boston qui approche, toute l’attention de la ville est tournée vers cet événement”, explique Christian, un passant. La grande compétition de football semble encore être une perspective lointaine.
Les traces de la venue des champions du monde sont discrètes. Rebeka, une joueuse de football locale, confie n’avoir repéré qu’une seule affiche, dans le métro. “Les gens ne sont pas vraiment au courant. Pour l’instant, la Coupe du Monde n’est pas un sujet de conversation”, constate-t-elle, tout en espérant que l’intérêt grandira à mesure que la date approchera.
Le séjour des Bleus à Boston revêt pourtant une importance stratégique, puisqu’ils logent dans l’hôtel qui servira de camp de base l’été prochain. Mais sur le terrain de la popularité immédiate, le constat est sans appel. Abby, une autre Bostonienne, le résume : “Tout le monde sait que ça arrive, mais ce n’est pas la folie. Et puis, les billets sont si chers…” Même pour le match amical de jeudi, les places encore disponibles se négocient à des prix élevés, ce qui pourrait contribuer à éloigner une partie du public.
Alors que l’horloge continue de décompter les jours, Boston semble adopter un rythme à part, patientant avant de plonger dans la fièvre mondiale. Pour les Bleus, ces matchs sont une étape cruciale de préparation. Pour la ville qui les accueille, le véritable coup d’envoi n’a pas encore été donné.