accueil FranceAbsence remarquée : deux figures du premier Loft Story s’écartent des obsèques de Loana

Absence remarquée : deux figures du premier Loft Story s’écartent des obsèques de Loana

par Anaïs Hanquet
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La décision a suscité interrogation et débat. Alors que la ville de Nice s’apprête à rendre un dernier hommage à Loana Petrucciani, disparue fin mars, deux visages familiers du public qui l’ont accompagnée dans ses premiers pas télévisuels seront absents. Jean-Édouard, dit Lipa, et Kenza Braiga, tous deux révélés comme elle par l’émission Loft Story en 2001, ont choisi de ne pas se joindre à la cérémonie.

Les raisons invoquées touchent à la légitimité et au respect. Intervenant récemment sur les réseaux sociaux, Jean-Édouard a estimé ne pas avoir sa place, évoquant le peu de contacts entretenus avec la défunte au cours des vingt-cinq dernières années. « Ne pas être présent ne signifie pas un manque de respect ou d’affection », a-t-il précisé. Pour sa part, Kenza Braiga a justifié son choix par la volonté d’éviter tout cirque médiatique, affirmant vouloir préserver l’intimité du moment et refusant de se transformer en spectacle.

Ce positionnement contraste avec les trajectoires respectives. Si Kenza s’est éloignée des projecteurs après l’aventure du loft, Jean-Édouard, lui, est resté une figure régulière de l’audiovisuel. Leurs relations avec Loana ont également été distinctes. Un passage télévisuel en 2021, sur le plateau de TPMP, avait notamment marqué les esprits. Jean-Édouard y avait adressé à Loana, de retour d’hospitalisation, des reproches publics sur la gestion de sa vie et de ses problèmes, dans un échange perçu comme glacial et déplacé.

Un autre contentieux, plus récent, était lié à l’utilisation de son image. Loana avait vivement réagi en début d’année à une publicité de Jean-Édouard reprenant, avec une autre comédienne, la fameuse scène de la piscine qui les avait associés à l’écran. Elle avait alors exprimé son profond mécontentement, se disant trahie par cette réappropriation sans son accord.

La disparition de la première gagnante de la téléréalité française a ravivé des réflexions plus larges sur le traitement médiatique réservé à sa personne. Son parcours, émaillé de luttes contre la maladie, la dépression et les addictions, a souvent été exposé sans ménagement. Des séquences d’émissions, où son vécu dramatique – incluant des agressions – était abordé sur un ton inapproprié, ont refait surface, illustrant une forme d’exploitation de sa détresse.

Cette absence annoncée de certains de ses anciens compagnons d’aventure interroge sur la nature des liens forgés sous le feu des projecteurs et sur le devoir de mémoire qui en découle. Elle souligne, en creux, le contraste entre l’image publique, souvent malmenée, et la personne privée, dont le décès invite à une réévaluation plus apaisée et respectueuse de l’héritage laissé.

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