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Dix adolescents devant la justice après le saccage de la mairie de Fresnes

par Sylvain Tronchet
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Dix jeunes âgés de 14 à 16 ans ont été présentés à un juge d’instruction ce vendredi, dans le cadre de l’enquête sur les violences qui ont gravement endommagé l’hôtel de ville de Fresnes, dans le Val-de-Marne. Le parquet de Créteil a confirmé que sept d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire, tandis qu’une mesure éducative a été ordonnée pour les trois autres.

Les événements se sont déroulés dans la soirée du 27 mars, à la veille de l’installation officielle du nouveau conseil municipal. Selon les images de vidéosurveillance exploitées par les enquêteurs, un groupe d’une trentaine d’individus s’est approché du bâtiment communal. L’intrusion a été forcée à l’aide d’un mortier d’artifice, qui a soufflé la porte d’entrée. Une fois à l’intérieur, les auteurs ont procédé à de vastes dégradations dans le hall, utilisant des barres de fer et des projectiles pour détruire le mobilier d’accueil.

Les dégâts ne se sont pas limités à l’édifice public. Une auto-école voisine a également été fracturée et fait l’objet de vols, tandis que la vitrine d’une agence bancaire a été brisée. L’ensemble du préjudice matériel est estimé par la municipalité à près de 50 000 euros, une somme qualifiée de « colossale » pour le fonctionnement des services publics locaux.

Treize individus, majoritairement des mineurs résidant dans la commune ou ses alentours, avaient initialement été interpellés et placés en garde à vue entre mardi et mercredi par les services de police. L’enquête a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire pour des chefs incluant la dégradation de bien public en réunion, le vol, et la participation à un groupement en vue de préparer ces actes. Toutefois, les investigations n’ont pas permis de retenir la circonstance aggravante de bande organisée, initialement évoquée.

Les interpellations rapides avaient été saluées par le ministre de l’Intérieur, qui avait réaffirmé sur les réseaux sociaux que la force resterait « toujours à la loi ». Le nouveau maire de la ville avait quant à lui dénoncé une attaque dont il estime qu’elle était « clairement liée » au contexte électoral local. La procédure judiciaire suit désormais son cours à l’encontre des dix mineurs mis en examen.

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