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Berlin plongé dans le noir : un groupe d’extrême gauche revendique un sabotage électrique

par Lionel Feuerstein
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Une panne de courant massive a plongé des dizaines de milliers de foyers berlinois dans l’obscurité et le froid ce week-end. Les autorités enquêtent désormais sur la piste d’un acte de sabotage délibéré, attribué à un collectif d’extrême gauche.

L’incident s’est produit samedi, lorsqu’un incendie criminel a endommagé des câbles à haute tension sur un pont situé à proximité d’une centrale électrique du quartier de Lichterfelde. Bien que les pompiers soient rapidement intervenus, les dégâts ont été suffisants pour priver d’électricité près de 50 000 abonnés en pleine vague de froid hivernal.

La police de la capitale allemande a rapidement orienté son enquête vers la mouvance d’extrême gauche. Les soupçons se sont cristallisés autour du « Vulkangruppe » (Groupe Volcan), qui a publié une revendication en ligne. Dans son communiqué, le collectif affirme avoir « saboté avec succès » l’infrastructure, précisant que son objectif était de s’attaquer à « l’économie des combustibles fossiles » et non de priver les habitants de courant.

Ce n’est pas la première action de ce type imputée à ce groupe. Il avait déjà revendiqué, au printemps 2024, un sabotage visant une usine du constructeur automobile Tesla dans la région berlinoise.

Les conséquences de cette coupure ont suscité une vive émotion parmi les responsables politiques. Le maire de Berlin, Kai Wegner, a fermement condamné cet acte, déclarant que ses auteurs avaient « sciemment mis en danger des vies humaines », notamment celles des patients hospitalisés, des personnes âgées et des familles.

Si la plupart des établissements de santé touchés ont pu être réalimentés dès dimanche, le retour à la normale pour l’ensemble des clients s’annonce plus long. L’opérateur du réseau électrique a indiqué que les réparations définitives, compliquées par les températures glaciales, pourraient ne s’achever que jeudi. En attendant, plusieurs écoles sont contraintes de rester fermées.

La ministre régionale de l’Économie, Franziska Giffey, a fait état d’un rétablissement partiel du service pour environ 10 000 foyers. Cet événement met en lumière la vulnérabilité des infrastructures essentielles et relance le débat sur la sécurité des installations énergétiques face à des actions militantes radicales.

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