accueil Faits diversUne famille brisée par les flammes : le deuil impossible après l’incendie mortel d’un bar en Suisse

Une famille brisée par les flammes : le deuil impossible après l’incendie mortel d’un bar en Suisse

par Sylvain Tronchet
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Leur vie a basculé dans la nuit du Nouvel An. Astrid et Jérôme Panine, parents d’une jeune Française de 24 ans, Cyane, expriment une douleur qui, disent-ils, a changé à jamais le cours de leur existence. Leur fille a perdu la vie dans l’incendie dévastateur du bar Le Constellation, à Crans-Montana, où elle travaillait comme serveuse pour la saison d’hiver.

« Pour nous, en 2026, le soleil ne s’est pas levé », confie Jérôme Panine, la voix nouée par l’émotion. Il décrit sa fille comme « le rayon de soleil de tout le monde », une lumière brutalement éteinte. L’identification de la victime n’est intervenue que quatre longs jours après la tragédie, prolongeant une attente insoutenable pour la famille.

Selon les déclarations des proches, Cyane Panine n’a pas pu s’échapper. Son père indique qu’elle aurait tenté de porter secours à des clients, mais qu’une porte défaillante aurait constitué un piège mortel. « Elle voulait aussi faire échapper des clients et malheureusement, il y a cette porte qui ne s’ouvre pas », rapporte-t-il.

Au-delà du chagrin personnel, la famille exprime une profonde colère et un sentiment de trahison. « On est en Suisse, dans une station huppée, on ne s’attend pas à ce genre d’accident. Ma fille travaillait là, j’étais en confiance totale », dénonce Jérôme Panine. Il déplore un « décalage énorme entre la façade et la réalité » en matière de respect des normes de sécurité.

Cet incendie, survenu dans la nuit de la Saint-Sylvestre, a coûté la vie à neuf ressortissants français, dont plusieurs mineurs. Il a plongé de nombreuses familles dans un deuil soudain et a soulevé de graves questions sur les conditions de sécurité dans l’établissement, alors que l’enquête judiciaire suit son cours. Pour les parents de Cyane, chaque jour est désormais un combat pour vivre avec l’absence, marqué par la promesse douloureuse d’une mère : « Je ne ferai plus jamais un 31 de ma vie. »

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