L’enquête sur l’incendie meurtrier survenu dans la station suisse de Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An a révélé que le gérant de l’établissement était connu des autorités judiciaires françaises pour des condamnations antérieures. Le drame, qui a coûté la vie à quarante personnes et en a blessé plus d’une centaine, a conduit les procureurs suisses à ouvrir une instruction pour homicide et lésions corporelles par négligence.
Jacques Moretti, âgé de 49 ans, avait fait l’objet de condamnations en France. La justice l’avait notamment sanctionné en 2008 pour des faits de proxénétisme aggravé, lui infligeant une peine d’emprisonnement avec sursis. Deux ans plus tard, il avait de nouveau été condamné, cette fois pour des fraudes aux aides au logement. Sa femme, co-gérante des lieux, ne présente quant à elle aucun antécédent connu.
Les investigations se concentrent désormais sur les circonstances précises de l’incendie qui a ravagé le bar « Le Constellation ». Les magistrats cherchent à déterminer les éventuels manquements aux normes de sécurité qui auraient pu transformer la soirée de réveillon en tragédie. La communauté de Crans-Montana, profondément meurtrie, tente de se reconstruire tandis que la procédure judiciaire suit son cours.