accueil SociétéFenêtre défaillante sur un enfant : des locataires dénoncent les dangers d’une résidence neuve

Fenêtre défaillante sur un enfant : des locataires dénoncent les dangers d’une résidence neuve

par Lionel Feuerstein
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Une famille vivant dans un logement social récent dénonce des défauts de construction potentiellement mortels, après qu’une porte-fenêtre s’est décrochée et est tombée sur leur fils de huit ans. L’incident, survenu en octobre dernier dans une résidence de Francheville, près de Lyon, met en lumière des problèmes de sécurité persistants que les occupants disent avoir signalés en vain pendant des mois.

La mère de famille, Amélia, raconte que l’accident s’est produit alors que l’enfant ouvrait la baie vitrée pour accéder au balcon. Le lourd battant s’est soudainement détaché de son cadre, s’abattant sur le garçon qui a tenté de le retenir. Transporté aux urgences, il a été diagnostiqué avec une entorse, se voyant interdire toute activité sportive pour un mois et devant suivre des séances de kinésithérapie. « L’issue aurait pu être tragique », confie la locataire, encore sous le choc.

Selon le récit des habitants, les alertes concernant l’instabilité des charnières des fenêtres avaient pourtant été répétées auprès du bailleur social, Alliade. Des échanges documentés remontent à février 2025. Un expert mandaté par la société aurait confirmé la nécessité de renforcer les équipements, et des travaux ont été effectués en avril. Cependant, des photographies prises quinze jours plus tard attesteraient que ces réparations n’ont « pas tenu ».

« Après l’accident, on nous a finalement parlé d’un défaut de construction général, puis plus aucune nouvelle concrète », explique Amélia, excédée. Elle insiste sur le fait que des solutions de « bricolage » sont insuffisantes et réclame un renforcement structurel de l’ensemble des cadres de fenêtres. Outre le danger immédiat, la famille souffre de nuisances quotidiennes : les menuiseries, mal fixées, laissent passer l’air et ne ferment pas correctement.

« Être locataire d’un logement social ne signifie pas que notre sécurité et celle de nos enfants soient négociables », affirme-t-elle. Elle a déposé plainte contre le bailleur pour « danger et négligence » après l’accident.

Contacté, le groupe Alliade reconnaît avoir été saisi des demandes de la famille et affirme les prendre « au sérieux ». La société explique que les problèmes de charnières seraient « survenus avec l’usure » et que les lieux étaient neufs à l’arrivée des premiers occupants. Suite à l’incident impliquant l’enfant, une nouvelle expertise a été réalisée début novembre, identifiant quatre logements concernés dans la résidence. Le bailleur déclare s’être engagé à une intervention gratuite en décembre et assure « tout faire » pour que les réparations soient menées « dans les plus brefs délais ».

Cet événement soulève des questions pressantes sur la qualité de construction de certains logements neufs et la réactivité des gestionnaires face à des signalements de défaillances mettant en péril la sécurité des occupants.

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