Un centre de l’opérateur téléphonique Orange, situé dans le quartier marseillais de Saint-Mauront, va de nouveau fermer ses portes ce jeudi. Cette décision intervient après la découverte, en début de semaine, de plusieurs impacts de balles sur la façade du bâtiment, qui emploie habituellement un millier de personnes.
La direction a justifié cette mesure par la priorité absolue accordée à la sécurité du personnel. Les salariés concernés sont invités à se reporter sur un autre site dans le département ou à opter pour le télétravail, et ce pour une durée indéterminée, le temps que l’enquête se poursuive.
Cet incident n’est malheureusement pas un cas isolé pour ce site. Fin novembre dernier, il avait déjà dû fermer pendant une quinzaine de jours en raison d’une recrudescence des tensions dans le secteur. Les représentants du personnel avaient alors pointé du doigt des affrontements et l’emprise du trafic de stupéfiants, avec plusieurs points de deal signalés à proximité immédiate des locaux.
Les autorités, alertées lundi, se sont immédiatement déplacées sur les lieux pour procéder aux constatations et à une expertise balistique. Bien que la chronologie précise des faits reste à établir, tout laisse à penser que les tirs ont eu lieu en dehors des heures de travail. En réponse, la préfecture de police a annoncé un renforcement des effectifs sur zone, avec une augmentation des rondes et des patrouilles, ainsi qu’une présence statique aux heures d’entrée et de sortie des employés.
Du côté des syndicats, l’inquiétude est palpable et les demandes se font plus pressantes. La CFE-CGC réclame désormais l’organisation d’une fermeture définitive du site et l’officialisation d’un projet de déménagement, estimant que la sécurité des salariés ne peut plus être garantie dans ce contexte. Cette nouvelle fermeture illustre une fois de plus les défis sécuritaires auxquels sont confrontées certaines entreprises dans des quartiers sensibles, où l’activité économique se heurte à une violence quotidienne.