accueil Faits diversAprès la tragédie de Crans-Montana, les établissements de nuit tournent le dos aux bougies scintillantes

Après la tragédie de Crans-Montana, les établissements de nuit tournent le dos aux bougies scintillantes

par Sylvain Tronchet
0 commentaires 4 vues

La scène était un classique des nuits festives : des serveuses parcourant la piste de danse, brandissant haut des bouteilles couronnées de gerbes d’étincelles étincelantes. Ce symbole des soirées en boîte est aujourd’hui en train de disparaître, balayé par une vague de prudence suite à l’incendie meurtrier survenu dans une station de ski suisse.

Face à la tragédie, de nombreux gérants de bars et de discothèques prennent les devants. Ils annoncent, les uns après les autres, l’abandon définitif des fameuses bougies ou feux de Bengale, suspectés d’avoir pu déclencher le drame. L’initiative dépasse les frontières de la Suisse et gagne la France.

À Cognac, dans le bar Le Cosy, le propriétaire Olivier Maury a pris une décision radicale. Un stock entier de 300 bâtons scintillants a fini à la poubelle. « C’est terminé, par sécurité », affirme-t-il, expliquant avoir opté pour des alternatives sans danger, comme des bâtons lumineux en mousse. Une mesure qui rassure sa clientèle, l’une d’elles estimant même qu’il « faudrait l’arrêter dans tous les bars ».

Ce mouvement de fond se propage rapidement. Sur les réseaux sociaux, des dizaines d’établissements affichent leur décision de bannir ces accessoires festifs mais risqués. Certains avaient déjà anticipé ce virage. À Saint-Lô, la discothèque Milton Club a remplacé ces bougies par des bâtons LED il y a six mois, après qu’un client se soit brûlé la main. « Ils sont sans aucun risque, ça ne chauffe pas », précise Nicolas Olivier, cogérant de l’établissement.

La prise de conscience est générale et pousse certaines organisations professionnelles à réclamer davantage. Des syndicats demandent désormais une interdiction pure et simple de ces objets incandescents dans l’ensemble des lieux de nuit, arguant que la sécurité des clients et du personnel ne doit souffrir d’aucune compromission, même au prix d’une tradition festive.

Vous aimerez peut-être aussi