Un week-end de janvier marqué par d’abondantes chutes de neige a tourné au drame en Savoie, où trois skieurs ont perdu la vie dans des coulées distinctes. Les conditions, propices aux accidents, avaient pourtant fait l’objet d’alertes répétées des autorités.
Samedi, dans le secteur réputé de la Vallée perdue à Val d’Isère, deux skieurs français pratiquant le hors-piste ont été surpris par une avalanche. La configuration en entonnoir du lieu leur a laissé peu de chance de s’échapper. Ensevelis sous une épaisse couche de neige, ils ont été localisés grâce à leurs téléphones portables par les secours, alertés par d’autres membres de leur groupe. Malgré une intervention rapide, les deux hommes, qui n’étaient pas équipés de détecteurs de victimes d’avalanche, n’ont pu être réanimés.
Le même jour, une autre coulée s’est produite à Arêches-Beaufort, dans le massif du Beaufortain. Un skieur de 48 ans a été tué, tandis qu’un second, grièvement blessé, a dû être héliporté vers un hôpital. Les cris d’un des victimes ont permis aux équipes de pistes de déclencher les secours.
Ces événements surviennent alors que Météo-France avait placé le risque d’avalanche au niveau 4 sur une échelle de 5 pour l’ensemble du massif alpin, qualifiant la situation de « forte ». Les services de l’État et les professionnels de la montagne avaient multiplié les messages de prudence, mettant en garde contre la fragilité du manteau neigeux. Une couche de neige fraîche et légère, déposée par un vent violent, reposait en effet sur des bases glacées, créant des conditions particulièrement instables.
Ces tragédies rappellent les dangers inhérents à la pratique du hors-piste en période de risque accru, où le passage d’un seul individu peut suffire à rompre un équilibre précaire et déclencher une avalanche de grande ampleur.