La session 2025 du baccalauréat restera dans les annales. Avec un taux de réussite national record établi à 91,9 %, cette édition surpasse même celle, déjà exceptionnelle, de 2020. Dans ce paysage globalement positif, près de six cents établissements scolaires se sont distingués par une performance absolue : un taux de réussite de 100 % parmi leurs candidats.
Ces lycées, qui représentent une fraction des 4300 que compte le pays, sont majoritairement des établissements privés. Du côté des filières générale et technologique, ce sont cinq cents lycées qui ont réalisé l’exploit, dont une écrasante majorité relève de l’enseignement privé. Parmi les soixante-sept lycées publics ayant atteint cette perfection, on retrouve une dizaine d’établissements parisiens renommés.
La performance est peut-être encore plus significative dans la voie professionnelle, où environ une centaine de lycées ont également affiché un sans-faute. Ce résultat est d’autant plus notable que le taux de réussite national pour le baccalauréat professionnel s’est établi à 83,4 % cette année.
Cette réussite à l’unanimité n’est pas toujours une surprise. Pour certains établissements, ce score de 100 % correspond précisément aux résultats que le ministère de l’Éducation nationale avait anticipés, en fonction du profil sociologique de leurs élèves et de leurs équipes pédagogiques. Le ministère évalue en effet, pour chaque lycée, un taux de réussite « attendu », qui sert de référence.
Au-delà du simple taux de réussite, les autorités scolaires calculent également une « valeur ajoutée ». Cet indicateur compare les résultats effectifs d’un établissement à ceux qui étaient escomptés, permettant ainsi de mesurer sa capacité à faire progresser ses élèves. Un établissement peut ainsi obtenir une valeur ajoutée positive, neutre ou négative. Cet outil vise notamment à évaluer l’accompagnement des élèves de la seconde jusqu’à l’obtention du diplôme, mettant en lumière les lycées qui parviennent à mener le plus grand nombre d’élèves jusqu’au baccalauréat, avec le moins de « tri » en cours de route.
Dans certains cas, cette comparaison n’est pas possible, notamment pour les lycées trop récents ou sans équivalent proche, ce qui explique que la valeur ajoutée puisse être indiquée comme « non disponible ». Ces données, rendues publiques ce printemps, offrent ainsi un panorama nuancé de l’excellence scolaire en France.