accueil SociétéL’Europe face au déclin démographique : une poignée de pays résistent encore

L’Europe face au déclin démographique : une poignée de pays résistent encore

par Lionel Feuerstein
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Pour la première fois depuis la fin du conflit mondial de 1939-1945, la France a enregistré, en 2025, davantage de décès que de naissances. Les chiffres officiels révèlent une baisse des naissances, avec 645 000 nouveau-nés, et une augmentation des décès, s’élevant à 651 000. Ce renversement historique, produisant un déficit naturel de 6 000 personnes, illustre une tendance lourde qui touche la quasi-totalité du continent.

La situation française n’est en effet pas isolée. Elle s’inscrit dans un mouvement démographique européen plus large, où la balance entre les naissances et les morts penche de plus en plus souvent du mauvais côté. Les données les plus récentes, portant sur l’année 2024, montrent que seuls un petit groupe de nations au sein de l’Union européenne parvenaient encore à maintenir un excédent naturel. Il s’agissait alors, outre la France qui affichait un solde positif de 17 300 personnes, de Chypre, de l’Irlande, du Luxembourg, de Malte et de la Suède. Le Danemark se situait quant à lui à un parfait équilibre. Tous les autres États membres voyaient leur population décroître naturellement, contribuant à un solde global négatif pour l’ensemble du bloc.

Les raisons de ce retournement en France sont doubles. D’un côté, le nombre de naissances continue de diminuer, un phénomène souvent attribué, selon les consultations publiques, à des inquiétudes économiques et financières pesant sur les projets familiaux. De l’autre, la courbe des décès est tirée à la hausse par l’arrivée à un âge avancé des générations nombreuses issues du baby-boom d’après-guerre.

Ce paysage démographique en mutation pose des questions fondamentales pour l’avenir des sociétés européennes, en termes de modèle social, de croissance économique et d’équilibre des populations.

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