La cour d’appel a rendu ce jeudi une décision défavorable à Louis Aliot. Le magistrat a rejeté la demande de l’élu, qui souhaitait que son procès en appel soit reporté après les élections municipales de mars 2026.
Le maire de Perpignan arguait de l’impossibilité de mener de front une campagne électorale dans les Pyrénées-Orientales et de se défendre devant la justice à Paris. Cette requête avait été vivement contestée par le parquet, pour qui elle ne présentait pas de fondement juridique sérieux et nuisait au bon déroulement de la procédure.
Les juges ont suivi cette ligne, refusant tout délai supplémentaire. L’audience concernant Louis Aliot se tiendra donc dans les délais prévus.
L’élu avait été condamné en première instance, au printemps dernier, à une peine de prison avec sursis partiel et à une interdiction temporaire d’exercer un mandat électif. Grâce à son mandat en cours, il avait alors évité une application immédiate de la sanction, qui l’aurait contraint à quitter ses fonctions.
L’enjeu de la décision d’appel est donc crucial. Si la cour confirme la peine et ordonne son exécution provisoire, Louis Aliot devra immédiatement abandonner son siège de maire et ne pourra se présenter aux prochaines échéances électorales.