La chaîne des Alpes est le théâtre d’une succession de drames d’une rare intensité. Depuis le week-end dernier, dix-sept skieurs et randonneurs ont perdu la vie, fauchés par des coulées de neige dévastatrices qui ont frappé les massifs autrichiens, français et suisses.
En Autriche, le bilan est particulièrement sombre. Ce samedi, une avalanche dans le district de Murtal, en Styrie, a enseveli trois membres d’un groupe de skieurs tchèques. Les secours, dépêchés sur place, n’ont pu que constater leur décès. Dans la même journée, près de Salzbourg, une autre coulée a surpris un groupe de sept skieurs évoluant hors des pistes, entraînant la mort de quatre personnes et blessant grièvement une cinquième. Non loin de là, une randonneuse à ski a également été emportée et n’a pu être réanimée malgré l’intervention rapide des services de secours.
Les autorités locales tirent la sonnette d’alarme. « Malgré des mises en garde explicites et répétées, de nombreuses avalanches se sont produites aujourd’hui, avec des conséquences tragiques », a déclaré le responsable des secours en montagne de la région de Pongau, soulignant la dangerosité extrême des conditions actuelles.
Cette série noire ne se limite pas à la journée de samedi. Mardi, un adolescent tchèque de treize ans a été tué dans une avalanche sur le domaine de Sportgastein. Dimanche dernier, une skieuse de 58 ans a péri dans le Tyrol. Le week-end précédent, ce sont six personnes qui ont trouvé la mort dans les Alpes françaises, prises sous des masses de neige en différents points du massif.
La Suisse n’a pas été épargnée. Vendredi, un randonneur allemand a été tué et quatre autres personnes ont été blessées lors d’une sortie à ski frappée par une avalanche.
Cette accumulation de drames en si peu de temps met en lumière les risques extrêmes qui pèsent actuellement sur les massifs alpins, où d’importantes chutes de neige récentes ont créé un manteau instable. Les services de secours rappellent l’impérieuse nécessité de respecter les consignes de sécurité et les restrictions d’accès, alors que la montagne affiche un visage particulièrement meurtrier en ce début d’année.