Le scrutin municipal de 2026 à Dijon connaît un premier rebondissement significatif avec le retrait annoncé d’une figure politique locale. Fadila Khattabi, ancienne ministre et députée, a renoncé à briguer la mairie, une décision intervenue peu après la publication d’une enquête d’opinion lui étant défavorable.
Dans un communiqué, l’élue, âgée de 63 ans, a justifié son choix par les recompositions en cours dans l’arène politique dijonnaise. Elle a pointé du doigt le ralliement de certaines forces, traditionnellement classées au centre droit, à une liste bénéficiant du soutien du parti Reconquête. Selon elle, cette dynamique contribuerait à une normalisation préoccupante d’idéologies d’extrême droite.
La liste visée est menée par Emmanuel Bichot, candidat investi par Les Républicains. Ce dernier a reçu un appui affiché du mouvement d’Éric Zemmour, un soutien que le principal intéressé qualifie d’initiative personnelle et sans condition. Sa coalition électorale inclut également des formations centristes.
Les premières estimations, si elles sont à considérer avec prudence tant l’échéance est lointaine, dessinent un paysage électoral fragmenté. La maire sortante, Nathalie Koenders, apparaît en position de force avec un score potentiel avoisinant les 41% au premier tour. Derrière, la compétition serait serrée entre la liste de droite rassemblée autour d’Emmanuel Bichot et celle du Rassemblement National, menée par Thierry Coudert, chacune créditée d’environ 17%. La candidature de la gauche radicale suivrait avec un score projeté aux alentours de 11%.
Dans cette configuration, et selon les hypothèses de ce sondage, le duel final pourrait opposer trois forces, plaçant la maire sortante en favorite pour conserver son siège avec une avance confortable.
Ce retrait illustre les tensions et les réalignements stratégiques qui agitent déjà la pré-campagne pour des élections dont l’horizon reste néanmoins éloigné.