Jacques Moretti, l’un des propriétaires du bar Le Constellation, théâtre d’un incendie mortel dans la station de Crans-Montana lors de la nuit du Nouvel An, a été remis en liberté par la justice. Cette décision intervient après plusieurs jours de détention provisoire.
Le tribunal des mesures de contraintes a annoncé cette libération, assortie de strictes conditions. L’homme a dû verser une caution substantielle dépassant les 215 000 euros. Il est notamment soumis à une interdiction de quitter le territoire suisse, à l’obligation de déposer ses documents d’identité et de se présenter quotidiennement aux autorités policières.
L’avocat de la défense a indiqué que ses clients prenaient acte des obligations qui leur étaient imposées et réaffirmé leur volonté de coopérer pleinement avec l’enquête. Il a également rappelé que leurs pensées restaient tournées vers les victimes de la tragédie.
Cette décision judiciaire suscite cependant des réactions contrastées. Du côté des parties civiles, représentant certaines familles des victimes, l’inquiétude est palpable. Leur conseil s’interroge sur les risques potentiels pour l’intégrité de l’instruction, pointant l’absence de mesures spécifiques pour prévenir d’éventuelles pressions sur des témoins.
Les investigations se poursuivent sur le fond. Les procureurs suisses ont ouvert une enquête pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, visant le couple de gérants français. Le drame, survenu dans la nuit du réveillon, a coûté la vie à quarante personnes, majoritairement des jeunes, et fait plus d’une centaine de blessés.