accueil FranceNouveaux retraits de laits pour bébés : les fabricants pointent un changement de réglementation

Nouveaux retraits de laits pour bébés : les fabricants pointent un changement de réglementation

par Anaïs Hanquet
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Deux fabricants spécialisés dans l’alimentation infantile ont procédé ce lundi au rappel de plusieurs lots de leurs produits. Les marques Popote et Vitagermine (commercialisant Babybio) invoquent une décision récente des autorités sanitaires françaises, qui ont abaissé le seuil de tolérance pour une toxine spécifique, la céréulide.

Cette révision des normes, annoncée par le ministère de l’Agriculture en fin de semaine dernière, s’appuie sur une recommandation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Elle intervient dans un contexte international marqué par des retraits de produits similaires dans plus de soixante pays.

Popote a immédiatement réagi en retirant de la vente deux lots de lait premier âge, affirmant agir par « précaution » en anticipation de la publication officielle du nouveau cadre réglementaire européen. De son côté, Vitagermine a annoncé le rappel de trois lots de lait Babybio, précisant que des analyses menées durant le week-end avaient identifié ces références. La société souligne que ces produits étaient conformes à la réglementation en vigueur jusqu’à très récemment. Les deux entreprises assurent que le reste de leur gamme n’est pas affecté.

À l’origine des inquiétudes sanitaires se trouve une toxine, la céréulide, produite par certaines souches de la bactérie Bacillus cereus. Son ingestion peut provoquer des troubles gastro-intestinaux sévères tels que vomissements et diarrhées. L’enquête sur la contamination pointe vers un fournisseur d’ingrédients basé en Chine, Cabio Biotech, qui produisait une huile enrichie en oméga-6 suspectée d’être à l’origine de la contamination.

Cette affaire survient alors que deux enquêtes judiciaires sont en cours en France suite au décès de nourrissons ayant consommé des laits infantiles Nestlé, précédemment rappelés. À ce jour, aucun lien causal direct n’a été établi par les investigations entre ces tragédies et la consommation des produits incriminés.

Les professionnels du secteur suivent de près l’avis que doit rendre l’EFSA ce lundi, lequel devrait entériner les nouveaux seuils stricts que la Commission européenne compte imposer à l’ensemble des fabricants.

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