Le corps sans vie de Tyah, une lycéenne de 16 ans portée disparue depuis le 12 janvier, a été découvert dans un parc de Lormont, en Gironde, jeudi 29 janvier. Les circonstances pointent vers un geste de profond désespoir, dans un contexte où la jeune fille était, selon les déclarations de sa famille, victime de harcèlement au sein de son établissement scolaire.
Les recherches, activées après son absence inquiétante du lycée Pape-Clément de Pessac où elle était scolarisée, ont mobilisé d’importants moyens pendant plus de quinze jours. C’est finalement un promeneur qui a fait la macabre découverte dans le parc de l’Ermitage. L’identité de l’adolescente a été formellement confirmée par le parquet de Bordeaux, qui a ordonné une autopsie pour préciser les causes du décès.
Les proches de la jeune fille dressent le portrait d’une élève brillante et gentille, un avenir prometteur brutalement interrompu. Ils relatent un climat scolaire devenu insupportable. Sa mère indique avoir été alertée en décembre par l’infirmière scolaire sur des faits de harcèlement et avoir sollicité une aide psychologique pour sa fille. Une altercation dans la cour de récréation le matin même de sa disparition est également évoquée par la famille.
Dans un témoignage poignant, la mère a confié que Tyah aurait menacé de se suicider si les persécutions qu’elle subissait persistaient, une confidence faite à une camarade. La famille déplore un manque de suivi de la part de l’institution scolaire après ces alertes.
Face à la tragédie, le rectorat de Bordeaux a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. Parallèlement, une information judiciaire a été confiée à l’Office des mineurs pour entendre l’entourage de l’adolescente et le personnel éducatif. Une cellule psychologique a été mise en place au lycée pour soutenir les élèves et le personnel.
Ce drame survient peu après le suicide d’une autre collégienne, Camélia, en Seine-et-Marne, également attribué par sa famille à du harcèlement scolaire. Ces événements tragiques remettent en lumière l’urgence de la lutte contre ce fléau qui mine le quotidien de nombreux jeunes.