Une opération d’envergure menée par les gendarmes a porté un coup sévère à un trafic organisé de véhicules de haut de gamme entre la France et la Belgique. Les investigations, qui ont mobilisé d’importants moyens pendant plusieurs mois, ont abouti à l’interpellation de neuf individus soupçonnés d’être les rouages essentiels de ce système.
L’affaire a pris naissance à l’automne dernier, lorsque les services ont été submergés par une série de signalements de vols de voitures, principalement des SUV, dans le nord de la France et en Belgique. La méthode des malfaiteurs était rodée : après un repérage minutieux, les véhicules dérobés étaient rapidement convoyés vers l’Allemagne en transitant par le territoire belge, dans le but évident de les écouler.
Les pertes financières, évaluées par le parquet de Valenciennes, dépassent le million et demi d’euros, concernant près de soixante-dix automobiles. Une vaste opération a été déclenchée fin janvier, mobilisant une centaine de militaires de la brigade de Valenciennes pour procéder aux arrestations.
Parmi les personnes interpellées figure un mineur. À l’issue de leurs gardes à vue, quatre suspects ont été écroués et deux autres placés sous contrôle judiciaire. Le groupe devra répondre de ses actes devant la justice lors d’une audience fixée au mois de mars. Cette démantèlement met en lumière l’activité de réseaux criminels structurés exploitant les failles frontalières pour monnayer des biens volés à l’étranger.