accueil SportGaëtane Thiney estime que les propos de Daniel Bravo sont « condamnables mais pas impardonnables »

Gaëtane Thiney estime que les propos de Daniel Bravo sont « condamnables mais pas impardonnables »

par Virginie Pironon
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L’ancienne star du football français Gaëtane Thiney a rompu le silence concernant les commentaires sexistes dont elle a été la cible de la part du commentateur Daniel Bravo. Tout en qualifiant ses remarques d’irrecevables, elle a appelé à la nuance et regretté l’ampleur médiatique prise par cette affaire.

L’incident remonte à la diffusion d’un match de Ligue 1 entre le Paris FC et l’Olympique de Marseille. Alors que Gaëtane Thiney apparaissait à l’écran, Daniel Bravo avait lancé, supposant qu’elle n’était « pas très attentive », qu’elle devait être en train de « parler lingerie ». Des propos qui ont provoqué une vive polémique.

Interrogée sur ce sujet, l’ex-internationale, aujourd’hui directrice sportive du Paris FC féminin, a adopté une position mesurée. « Dans les médias, on est l’écho d’une société et on doit être exemplaire », a-t-elle reconnu, soulignant la responsabilité des personnes exposées publiquement. Cependant, elle exprime un certain agacement face au retentissement de l’affaire : « J’ai fait 25 ans au haut niveau, j’ai eu une des carrières les plus longues, et j’ai moins fait la une des journaux que pour une histoire où j’étais assise dans une tribune ».

Thiney a précisé avoir un lien personnel avec Daniel Bravo, qui s’est excusé immédiatement après la diffusion de ses propos. « Je connais bien Daniel, je n’ai aucun problème avec lui. Il s’est excusé tout de suite. Moi j’étais dans la tribune donc je n’ai même pas entendu », a-t-elle expliqué, confirmant avoir également reçu un message privé d’excuses.

Son analyse va au-delà de l’incident personnel. Elle défend une position ferme sur le fond, tout en critiquant la forme que prend parfois le débat public. « Si je prends sa défense, on dira que ce n’est pas bien parce qu’il faut que je représente les femmes, mais moi je défendrai les femmes, toujours. Ce n’est pas bien ce qu’il a fait, ce n’est pas bien ce qu’il a dit, ce n’est pas bien pour les générations futures de parler comme ça, bien sûr », a-t-elle insisté.

Son verdict final est sans appel sur le principe, mais nuancé sur la gestion de la crise : « En résumé, ce n’est pas normal et je ne le cautionne pas, mais je trouve que ça fait beaucoup trop de bruit ». Un plaidoyer pour une condamnation des actes sans pour autant alimenter une spirale de polémique, dans un paysage médiatique où la frontière entre dénonciation nécessaire et sensationnalisme est parfois ténue.

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