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Appel urgent aux victimes d’un ex-haut fonctionnaire accusé de soumission chimique

par Anaïs Hanquet
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La justice parisienne presse les femmes susceptibles d’avoir été victimes de Christian Nègre, un ancien cadre du ministère de la Culture, de se faire connaître sans délai. L’homme, aujourd’hui mis en examen, est soupçonné d’avoir administré à près de 250 femmes des substances diurétiques lors de prétendus entretiens professionnels, dans le but de les contraindre à uriner en sa présence.

Dans un communiqué publié ce jeudi, le parquet de Paris a lancé un appel pressant à toute personne concernée qui n’aurait pas encore été entendue. L’objectif est de finaliser les auditions d’ici à la fin du mois de mars, afin de permettre la clôture des investigations prévue pour 2026. Cette étape pourrait enfin ouvrir la voie à un procès tant attendu par les nombreuses plaignantes.

L’affaire, qualifiée en son temps de « complètement folle », a éclaté en 2018. Christian Nègre, qui occupait des fonctions de DRH au ministère de la Culture et à la direction des affaires culturelles de la région Grand Est, avait été démasqué après qu’une candidate eut porté plainte pour avoir été photographiée à son insu. La perquisition de son ordinateur avait révélé l’existence d’un tableau méticuleux listant des centaines d’entretiens.

Les enquêteurs estiment que l’ancien fonctionnaire agissait selon un mode opératoire répété : lors de rendez-vous présentés comme professionnels, il faisait ingérer à ses interlocutrices un diurétique dissimulé dans une boisson, puis attendait que l’effet du produit les place dans une situation d’extrême humiliation. Les charges retenues contre lui incluent l’administration de substance nuisible et des violences commises par une personne chargée d’une mission de service public.

Si certaines victimes ont pu obtenir réparation en engageant la responsabilité de l’État, d’autres ont récemment vu leur demande de protection fonctionnelle rejetée, au motif qu’elles n’avaient pas la qualité d’agent public. Cet appel des autorités judiciaires vise à garantir que toutes les personnes affectées par ces agissements puissent faire valoir leurs droits et contribuer à l’établissement complet des faits, avant que le dossier ne soit soumis à la justice.

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