Lors d’une visite au salon international Wine Paris ce lundi, le président français a été destinataire d’un présent aussi symbolique qu’évocateur. Un vigneron lui a remis une bouteille de rosé des Costières de Nîmes, ornée d’une étiquette frappée des mots « FOR SURE » et arborant une cravate rouge stylisée. Ce cadeau, présenté avec humour, visait explicitement à « relancer le rosé aux États-Unis ».
Emmanuel Macron a saisi l’occasion pour réaffirmer son soutien à une filière viticole française confrontée à de multiples défis. Il a souligné la nécessité de défendre le vin, élément central de l’art de vivre et de la gastronomie nationale, tout en appelant à conquérir de nouveaux marchés à l’international. Le contexte est tendu : le secteur subit les effets de l’augmentation des droits de douane américains prévue pour 2025, tout en devant s’adapter aux changements climatiques et à l’évolution des habitudes de consommation.
Face à une concurrence mondiale accrue, notamment de la Chine et de l’Italie, le chef de l’État a plaidé pour un patriotisme économique offensif. Il a encouragé les professionnels à se battre pour leurs exportations, en Europe comme au-delà, évoquant les opportunités potentielles liées à l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur.
La visite s’est achevée sur une autre note symbolique avec la remise d’un magnum de vin chinois, rappelant que le vin dépasse aujourd’hui largement le cadre strictement agricole ou économique. Il est devenu un marqueur culturel et un objet de rivalité commerciale sur la scène internationale, où chaque bouteille peut porter un message.